jeudi 15 septembre 2022

ETAPE 158

Saorge (510m) - Sospel (348m)

22km   M940m   D1100m   2,7km/h  IP1





Le chemin de la Via Alpina jusqu'à Breil-sur-Roya (288m) a été détruit par la tempête Alex. Aussi, je décide de passer par la route : ce sont 7,5km en très légère descente que je parcourrai en 2 heures. Les traces de la tempête sont toujours visibles et de gros travaux sont encore en cours.

Le chemin normal reprend après Breil. Je monte au Col de Brouis (874m) d'abord par une petite route puis me retrouve sur un agréable chemin forestier. Et une fontaine d'eau au col!

Puis montée à la Baisse de Levens (1083m), tout d'abord bien légère pour laisser tout l'effort à la fin!

La descente sur Sospel est à l'ombre, heureusement car elle paraît interminable.




De ma chambre : Saorge sous le soleil ; au fond la route vers Breil.





 Rue pittoresque de Saorge.





Appartements comme suspendus à Saorge.





Tout un village suspendu.





Chemin détruit par le passage de la tempête Alex.





Viaduc pour le Train des Merveilles reliant Cuneo à Nice ou Vintimille.






Encore le chemin détruit ; on voit la trace dans les schistes.





Gros travaux sur la route reliant Saorge à Breil.





Des traces d'Alex.





Le Train des Merveilles sortant d'un tunnel.





Pub!





Gros moyens employés.





 La gare ferroviaire colorée de Breil -sur-Roya .





 Vue depuis le Col de Brouis.





 Pacifiste reconversion d'un blockhaus .


En arrivant à Sospel, je n'avais pas réservé d'hébergement, mais je crois que cela aurait été inutile. Il y a réellement un gros problème ici. Un seul hôtel, encore très utilisé tout septembre, la saison se prolonge dans ces contrées. 2 anciens hôtels seraient réquisitionnés par la gendarmerie locale (renfort du peloton qui serait dû aux problèmes des migrants), l'Hôtel de France où j'avais logé en 2017 est fermé. Il y aurait un repreneur, mais à quand la réouverture ?
La chance m'a souri encore une fois: la chambre d'hôtes Les Iris a eu une défection de dernier moment:  120€ la nuit que je ne discute pas vu la prestation (vue imprenable sur la montagne, luxe et surface du logement, piscine, petit-déjeuner somptueux), mais bien sûr disproportionné pour un humble randonneur ! J'ai pris sans hésiter, sinon il aurait fallu coucher sous les ponts!
Ami futur randonneur, bonne chance à toi !


Vue depuis la chambre d'hôtes Les Iris.




mercredi 14 septembre 2022

ETAPE 157

 Colla Melosa (1548m) - Saorge (510m)

25km   M710m   D1750m   2,9km/h  IP0



Lors de la soirée précédente, j'ai fait connaissance d'un randonneur, Marco, qui en est à sa 70ème journée de rando sur la GTA (Grande traversée des Alpes, qui débute auprès du Saint-Gothard pour finir à Vintimille), il a les pieds meurtris et a hâte de finir dans 3 jours. Il me relatait un autre randonneur de rencontre, Matthias qui, lui, avait parcouru une partie de la Via Alpina sur 109 jours ...


Cette journée a été caractérisée par des conditions météorologiques assez difficiles en terrain montagneux et par une recherche d'hébergement qui restera gravée dans ma mémoire.


Il était prévu un début de pluie pour le début d'après-midi, en fait celle-ci s'est matérialisée dès 9h, en pleine montée sur les crêtes, accompagnée d'un vent assez fort, et là j'étais bien heureux de posséder des bâtons qui me permettaient de bien m'ancrer au sol lors des rafales. C'est ainsi que je montais d'abord au Passo della Valetta (1909m), redescendais au Gola dell'Insisa (1677m) en suivant les crêtes, puis descendait à nouveau et retrouvai les crêtes jusqu'au Gola del Corvo (Col du Corbeau, 1413m).

Cela aurait pu constituer d'excellentes photos, si le temps avait été de la partie, car le relief était assez vertigineux, avec toutefois des chemins bien praticables.



Le ciel était encore assez dégagé en montant au Passo della Valetta.





Chemin menant au Gola dell'Insisa.





Paysage dentelé à partir des chemins de crête suivis.





Vue côté italien en descendant au Col du Corbeau.





 Le Col du Corbeau, en face.



Effet de vent sur la crête en direction du Col du Corbeau (en face).




Le Col du Corbeau; on aperçoit le chemin taillé dans la roche, à droite .


Puis il y eut 2 chemins conduisant au Passo Muratone (1166m): un direct suivant toujours la ligne de crête, et un passant par le Col Sandérau préconisé par la Via Alpina. J'ai donc emprunté celui-ci qui commençait bien. Intérêt de ce choix : nul; il est plus long, on n'a plus la vue panoramique (inintéressante aujourd'hui certes compte tenu des conditions météo), mais surtout à la limite du praticable, non dégagé des nombreuses branches qui l'entravent, et même des endroits défoncés au bord du vide. Donc à déconseiller. A noter qu'à partir du Col Muratone, on rentre définitivement en France.

Puis longue descente sans difficulté jusqu'au Pont du Castou (438m), où l'on croit être bientôt arrivé : pas du tout, il y a encore 4km à parcourir pour atteindre enfin Saorge.

Là, je pensais trouver facilement le gîte indiqué sur le site de la Via Alpina, que je n'avais pas pu réserver par téléphone, les 2 jours précédents étant sans connexion suffisante : impossible à trouver, et pas de réponse au téléphone.

Je rencontre une personne qui me conseille d'aller au restaurant Lou Poutin, qui pourrait m'informer. Et là, une cliente, Feta, qui voyant mon état humide (il avait plu), utilise tout son réseau : tous les prénoms y sont passés, il y eut bien une dizaine d'appels téléphoniques, mais tous étaient déjà occupés. Je commençais à désespérer quand Céline répondit présente. Je mesure la chance inouïe, en plus dans un appartement avec une vue superbe sur la montagne, le temps semblant enfin s'améliorer. Après une telle journée, on apprécie une bonne douche, et naturellement un bon repas au Lou Poutin!



 Encore une Madone, la "Madonina", côté français cette fois.





Roche taillée pour laisser passer le chemin.





 Saorge en vue... sous la pluie !





Vue de la fenêtre de mon hébergement : pas mal!


mardi 13 septembre 2022

ETAPE 156

 Rifugio La Terza (2056m) - Colla Melosa (1548m)

16km   M530m   D1050m   2,7km/h   IP1



Le Rifugio La Terza fut un des deux meilleurs du point de vue de la cuisine ainsi qu'au petit-déjeuner.


L'étape commence par un chemin en balcon, où j'atteindrai encore les 2100m d'altitude, mais il descend ensuite rapidement au Passo di Collardentes (Pas de Colle Ardente) (1599m) par un chemin alpin, puis il va monter à nouveau puis redescendre en douceur tout en suivant plus ou moins la frontière, pour arriver à la Bassa di Marta (Col Bertrand) 1956m. La descente définitive sur le Colla Melosa se fait de nouveau sur un sentier alpin.



Couleurs matinales depuis le Rifugio La Terza.





C'est mieux sans la mer de nuages de la veille !





C'est parti par un assez long chemin en balcon qui suit déjà la frontière .





Surveillance bienveillante des randonneurs.




Ancienne surveillance (bienveillante ?), des batteries étaient installées ici.





 Borne frontalière tout récente.





Vue en direction de la France en descendant au Passo del Collardentes.





La rando, un chemin de croix ?





Vue du Col Bertrand, je viens de la ligne de crête au fond à gauche.





Le Rifugio (non gardé) Grai, pas en très bon état.





Dans la percée dans les arbres, le Colla Melosa, but de mon étape.





Le Rifugio Allavena.



lundi 12 septembre 2022

ETAPE 155

Colle di Nava (933m) - Rifugio La Terza (2056m)

18km   M1300m   D250m   2,3km/h   IP0,5





Je quitte l'Albergo Lorenzina (en fait un véritable et bel hôtel) où je garderai en mémoire l'excellente cuisine, aussi bien aux repas qu'au petit déjeuner, royal. Bien sûr, ce n'est pas le même prix que pour un refuge, il faut parfois l'accepter et profiter de la prestation.


Le parcours d'aujourd'hui suit l'Alta Via dei Monti Liguri (Haute Route des Monts de Ligurie).


Il y a d'abord la montée sans difficulté à la Colla dei Boschetti (1226m), qui passe encore à proximité de places fortes.


On accède ensuite au Colle San Bernardo di Mendatica (1265m) par un chemin qui monte et descend de multiples fois, là où l'Albergo San Bernardo est fermée, et même la partie restauration aujourd'hui. J'avais prévu d'y faire une halte, mais heureusement, j'avais pris mes précautions au cas où...




Le Forte Pozzanghi (1120m), encore un système de défense, ici bien conservé, avec un pont-levis !





Vue à partir dudit Forte.





Beau poteau indicateur.





Un chemin bétonné, je n'avais encore jamais vu (pour accès aux défenses)!





Pour ceux qui s'intéressent aux défenses militaires !





Encore un balisage peu banal!





Le temps était encore dégagé, mais les nuages arrivent.





 Paysage d'automne en approchant de la ligne de crête.


J'attaque alors une montée franche, certes parfois pentue, mais je préfère nettement, c'est plus facile à gérer. C'est ainsi qu'à la suite d'un chemin de crête j'arriverai au point culminant de la journée, la Cima Garlenda (2141m), puis au refuge non gardé (et d'ailleurs fermé) Sanremo, enfin au Rifugio La Terza, situé au Colle della Valletta.

Ce sera un des derniers point de la randonnée dépassant les 2000m d'altitude.





La ligne de crête avec au fond la Cima Gerlenda.





Encore une ruine militaire en un point stratégique.





Le Rifugio Sanremo, non gardé.


Le Rifugio La Terza ne figure sur pratiquement aucune carte. En effet, il date de 2016, et j'ai eu beaucoup de chance que la gardienne du Rifugio Pian dell'Arma m'informe de son existence !


J'ai classé la journée en IP0,5, non pas qu'il ait fait mauvais temps, mais dès le milieu de l'après-midi les nuages accumulés ont empêché la vue. Dommage sur un chemin de crête !




 Le Rifugio La Terza, tout neuf...





Je bénéficie d'un dortoir pour moi tout seul, avec une douche à chauffe-eau au bois : très efficace.





Interrupteurs à l'ancienne, ça me ramène 60 ans en arrière !





Une mer de nuages, c'est beau, mais ça cache le paysage !