Colla
Melosa (1548m) - Saorge (510m)
25km M710m D1750m
2,9km/h IP0
Lors de la soirée précédente, j'ai
fait connaissance d'un randonneur, Marco, qui en est à sa 70ème
journée de rando sur la GTA (Grande traversée des Alpes, qui débute
auprès du Saint-Gothard pour finir à Vintimille), il a les pieds
meurtris et a hâte de finir dans 3 jours. Il me relatait un autre
randonneur de rencontre, Matthias qui, lui, avait parcouru une partie
de la Via Alpina sur 109 jours ...
Cette journée a été caractérisée
par des conditions météorologiques assez difficiles en terrain
montagneux et par une recherche d'hébergement qui restera gravée
dans ma mémoire.
Il était prévu un début de pluie
pour le début d'après-midi, en fait celle-ci s'est matérialisée
dès 9h, en pleine montée sur les crêtes, accompagnée d'un vent
assez fort, et là j'étais bien heureux de posséder des bâtons qui
me permettaient de bien m'ancrer au sol lors des rafales. C'est ainsi
que je montais d'abord au Passo della Valetta (1909m), redescendais
au Gola dell'Insisa (1677m) en suivant les crêtes, puis descendait à
nouveau et retrouvai les crêtes jusqu'au Gola del Corvo (Col du
Corbeau, 1413m).
Cela aurait pu constituer d'excellentes
photos, si le temps avait été de la partie, car le relief était
assez vertigineux, avec toutefois des chemins bien praticables.
Le ciel était encore assez dégagé en montant au Passo della Valetta.
Chemin menant au Gola dell'Insisa.
Paysage dentelé à partir des chemins de crête suivis.
Vue côté italien en descendant au Col du Corbeau.
Le Col du Corbeau, en face.
Effet de vent sur la crête en direction du Col du Corbeau (en face).
Le Col du Corbeau; on aperçoit le chemin taillé dans la roche, à droite .
Puis il y eut 2 chemins conduisant au Passo Muratone (1166m): un direct suivant toujours la ligne de crête, et un passant par le Col Sandérau préconisé par la Via Alpina. J'ai donc emprunté celui-ci qui commençait bien. Intérêt de ce choix : nul; il est plus long, on n'a plus la vue panoramique (inintéressante aujourd'hui certes compte tenu des conditions météo), mais surtout à la limite du praticable, non dégagé des nombreuses branches qui l'entravent, et même des endroits défoncés au bord du vide. Donc à déconseiller. A noter qu'à partir du Col Muratone, on rentre définitivement en France.
Puis longue descente sans difficulté jusqu'au Pont du Castou (438m), où l'on croit être bientôt arrivé : pas du tout, il y a encore 4km à parcourir pour atteindre enfin Saorge.
Là, je pensais trouver facilement le gîte indiqué sur le site de la Via Alpina, que je n'avais pas pu réserver par téléphone, les 2 jours précédents étant sans connexion suffisante : impossible à trouver, et pas de réponse au téléphone.
Je rencontre une personne qui me conseille d'aller au restaurant Lou Poutin, qui pourrait m'informer. Et là, une cliente, Feta, qui voyant mon état humide (il avait plu), utilise tout son réseau : tous les prénoms y sont passés, il y eut bien une dizaine d'appels téléphoniques, mais tous étaient déjà occupés. Je commençais à désespérer quand Céline répondit présente. Je mesure la chance inouïe, en plus dans un appartement avec une vue superbe sur la montagne, le temps semblant enfin s'améliorer. Après une telle journée, on apprécie une bonne douche, et naturellement un bon repas au Lou Poutin!
Encore une Madone, la "Madonina", côté français cette fois.
Roche taillée pour laisser passer le chemin.
Saorge en vue... sous la pluie !
Vue de la fenêtre de mon hébergement : pas mal!